Nouvel extrait...

Publié le par Hurle-Lune

Bonjour à tous et toutes, aujourd’hui, je vous présente un nouvel extrait de « Louve »… la suite suivra très prochainement.

« Alcools rares, nourriture raffinée, musiques et parfums enivrants, danses lascives, filles et garçons à disposition, combats à mains nues, au glaive, à la masse ou au bâton… La soirée organisée par mon Maître, le Gouverneur, tenait toutes ses promesses. Je laissai mon regard errer sur ce qui m’entourait, m’arrêtant sur une fille dansant merveilleusement, un couple forniquant sous les yeux de quelques amateurs, un homme s’empiffrant de nourriture ou deux guerriers combattant pour le plaisir de quelques nobles dames faussement effarouchées… Je penchai un peu la tête pour mieux voir, mais le maître tira violemment sur la laisse. Le lourd collier de métal mordit la chair à vif et m’étrangla presque. Je repris difficilement mon souffle. Une dizaine de combattants d’arène étaient aussi alignés, debout, tenant leur position stoïquement depuis plusieurs heures. Ils faisaient partie du divertissement ; les invités aimaient à passer près d’eux, laissant courir leur main sur leurs corps nus et musclés, tâtant la marchandise selon leurs préférences : qui la caresse d’un sexe dur, qui la légère pénétration d’un sexe doux… Parfois, elle était même goûtée : un baiser à pleine bouche ou un téton sucé avidement. Ils étaient, tout comme moi, des esclaves, mais ils n’étaient pas enchaînés à leur maître. Le mien m’avait amenée ici à l’âge de six ans. Il m’avait mise en laisse et attachée à son trône ; il m’avait interdit de prononcer un seul mot, traitée comme son petit animal féroce, et n’avait cessé depuis. Il aurait dû m’appeler Chienne, mais il avait choisi Louve…

« Alors, Gouverneur Solko, qu’est devenu votre petit animal… »

Un groupe d’hommes vêtus de fourrures, comme mon Maître, s’était approché de l’estrade sur laquelle il était assis et ils me regardaient. L’un d’eux avança la main et me caressa la tête. Je grognai et le Gouverneur tira brutalement sur ma laisse pour me rappeler à l’ordre.

« Gentille, Louve ! »

Je laissai donc la main me caresser même si je n’avais qu’une envie, la mordre.

« La fille du Sénateur Graxo est devenue très belle », dit un homme de grande taille. Ses doigts glissèrent sur mes seins.

« Bien faite, bien proportionnée… Ces tatouages lui vont bien. — Un rien l’habille », renchérit un autre.

Sans doute disait-il cela parce que j’étais presque totalement nue, comme mon Maître le souhaitait. J’en avais l’habitude, même si le froid était souvent difficile à supporter…

« Ce sont des tatouages gaels, n’est-ce pas ? Réservés aux hommes, non ?

— Ne cherchez pas à comprendre, Messieurs, une affaire personnelle, répondit le Gouverneur Solko avec un sourire sans joie. Choisissez un de vos guerriers, on va la faire combattre. »

Enfin ! Ce serait peut-être la seule occasion de me battre et j’aimais ça.

Comment aurait-il pu en être autrement ? Depuis que je lui appartenais, le Maître n’avait eu de cesse de me faire combattre… Jour après jour, année après année, j’avais dû affronter des bêtes sauvages, des garçons et des filles puis des hommes et des femmes. Survivre à l’adversaire et aux blessures qu’il m’avait infligées, tel avait été mon unique but pendant toutes ces années… J’étais passée si souvent près de la mort… Mon corps était couvert des stigmates de ces affrontements. En fait, je ne savais faire que ça : survivre, tuer pour survivre, tuer pour obéir à mon Maître… Et j’aimais ça ! »

Si vous avez envie de connaître la suite, le livre sera bientôt disponible. Mais avant, il vous faut le précommander sur le site des Éditions Encre Rouge : http://encrerouge.fr/boutique/louve-hurle-lune car, sans un nombre suffisant de précommandes, « Louve » ne sera jamais publié…

Alors si vous aimez, je compte sur vous ! Et n’hésitez pas à en parler autour de vous !

D’avance un très très grand merci à vous tous.

Et au plaisir...

Couverture et quatrième de couverture de "Louve"

Couverture et quatrième de couverture de "Louve"

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