Dernier extrait...

Publié le par Hurle-Lune

Bonjour à tous et toutes, Aujourd’hui, je vous présente un dernier extrait de « Louve « , publié aux Éditions Encre Rouge : http://encrerouge.fr/boutique/louve-hurle-lune

« Une femme, alors ? s’enquit le propriétaire des combattants.

— Non ! Un homme. Elle est plus spectaculaire quand on la pousse dans ses derniers retranchements. Vous verrez, ce sera plus intéressant, plus excitant. »

Le Gouverneur détacha ma laisse, m’attrapa rudement par les cheveux et me gronda à l’oreille. « Tu ne tues pas Louve ! »

J’avais l’habitude de tuer… mais je me devais d’obéir à mon Maître, même si je ne comprenais pas bien pourquoi, aujourd’hui, je devais épargner mon adversaire. Nous nous plaçâmes devant le trône et le combat commença. L’homme était grand et puissant, mais aussi lent ! Il attaqua immédiatement, sans temps d’observation, à grands coups de hache qui fendaient l’air. J’esquivai, reculai. Je me baissai pour éviter un autre coup et plongeai pour lacérer ses mollets à l’aide de mes griffes, lui arrachant des lambeaux de chair ainsi que des hurlements. Il voulut me donner un coup de pied pour me repousser, mais je m’agrippai à sa jambe et tentai de la mutiler encore. Je n’avais aucune technique de combat, pas le moindre rudiment… Le Gouverneur n’avait pas jugé cela utile. Alors je me battais à l’instinct, de façon viscérale, brouillonne… Je voulais faire mal avec chacun de mes coups, blesser, tuer… Le guerrier hurla et m’attrapa enfin pour m’envoyer valdinguer contre la porte principale que je heurtai violemment. Je me relevai, un peu sonnée, tentai de reprendre mes esprits et me remis en position pour attaquer. Je lançai mon poing équipé des griffes d’acier qu’il bloqua ; je pris appui sur son épaule pour sauter par-dessus sa tête. Je retombai derrière lui et, posant un genou en terre, lacérai son dos. Il hurla à nouveau et s’effondra sur le sol. Je bondis sur lui et continuai à le taillader méchamment. Soudain, mon bras fut arrêté : furieuse, j’allai frapper celui qui avait osé quand je reconnus mon maître, le regard dur. Ne le tue pas ! J’avais oublié et vérifiai rapidement si l’homme était encore vivant : à peine. Deux autres combattants vinrent emporter leur compagnon qui ne put marcher pour les suivre.

Sans un mot, le Gouverneur me montra la barre située au fond de la salle.

« Va ! »

Je savais ce que je devais faire. La tête basse, couverte du sang de l’homme, je me mis sous la poutre et m’y accrochai avec les mains. Il empoigna le fouet et fit pleuvoir les coups qui lacérèrent mon dos un à un. Je serrai les dents pour ne pas crier comme il l’exigeait. Les invités suivaient ma punition, amusés. Encore un, et je m’effondrai par terre ; il m’y laissa, incapable de me relever. « Ça t’apprendra à ne pas m’obéir ! » Puis il retourna à sa fête, à ses convives. Je restai ainsi, recroquevillée sur moi-même, n’osant pas bouger jusqu’à la fin de la soirée. Lorsque celle-ci se termina et que les invités furent partis, les esclaves s’affairèrent à ranger et à nettoyer. Et Lilas s’approcha de moi, souriante, comme toujours.

Je me rappelai la première fois où elle était venue ainsi, il y avait déjà longtemps de cela. J’avais été châtiée une fois de plus par le Maître et elle avait probablement reçu l’ordre de me soigner et de me laver. Elle s’était glissée près de moi, tremblante de peur ; tous les esclaves du Gouverneur me craignaient, ils me considéraient comme un animal sauvage, cruel, imprévisible… Je n’avais pas bougé et elle m’avait aidée à m’asseoir sur une chaise. La jeune fille avait ensuite passé, avec beaucoup de délicatesse, un onguent sur les longues blessures infligées par le fouet. Je lui avais pris la main lorsqu’elle avait eu terminé et l’avais pressée doucement sur ma poitrine. Je ne parlais plus, c’était ma façon de la remercier. Cela s’était renouvelé, souvent ; elle tremblait de peur, toujours, et, à chaque fois, je la remerciais à ma manière. Elle avait fini par réaliser qu’elle n’avait rien à craindre de moi, et m’avait donné son nom :

« Lilas ».

Une jolie fleur…

Et bientôt, le Maître lui avait assigné la tâche de s’occuper tous les jours de moi. Cette fois encore, Lilas venait pour apaiser mes souffrances. »

Vous saurez tout sur mon roman « Louve » bientôt disponible en version papier, avec toutes les illustrations couleurs, sur le site des Éditions Encre Rouge : http://encrerouge.fr/boutique/louve-hurle-lune

Alors n’hésitez pas à profiter du prix spécial été et à précommander tout de suite ! D’avance un très grand merci à vous tous.

Dernier extrait...

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